7.2 Tech­nique et scéno­gra­phie

© mudac

Tech­nique

L’ac­ti­vité du dépar­te­ment tech­nique est large­ment struc­tu­rée autour de la prépa­ra­tion et du montage des expo­si­tions. En 2025, l’équipe a de nouveau été mobi­li­sée pour la concep­tion et la fabri­ca­tion des éléments scéno­gra­phiques (socles, supports d’œuvres, etc.), la réali­sa­tion de proto­types et d’échan­tillons, ainsi que pour une plani­fi­ca­tion rigou­reuse indis­pen­sable au respect de délais, souvent courts, de montage et de démon­tage. 

En février 2025, les expo­si­tions We Will Survive et Archives du Design Romand ont été démon­tées, permet­tant l’ins­tal­la­tion de Soleil·s | Solar Bien­nale 2. Ce projet d’en­ver­gure a néces­sité un enga­ge­ment tech­nique impor­tant, tant sur le plan scéno­gra­phique que pour les instal­la­tions artis­tiques.  

En octobre 2025, le démon­tage de la Solar Bien­nale a été réalisé en une semaine afin d’ac­cueillir Tisser son Temps et Les Mons­trueuses. Carte blanche à Kévin Germa­nier. Ces deux expo­si­tions présen­taient des exigences tech­niques très contras­tées : d’un côté, une scéno­gra­phie épurée impliquant une mani­pu­la­tion extrê­me­ment précise d’œuvres patri­mo­niales et des constats d’état appro­fon­dis ; de l’autre, un ensemble foison­nant d’œuvres inté­grant des maté­riaux recy­clés et non conven­tion­nels, néces­si­tant une adap­ta­tion des pratiques tech­niques.  

Tout au long de l’an­née, le dépar­te­ment tech­nique a égale­ment assuré les mouve­ments d’œuvres (prêts, prises de vue, etc.). Les périodes plus calmes ont permis d’amé­lio­rer l’amé­na­ge­ment des dépôts et des ateliers.

Scéno­gra­phie

L’an­née 2025 a été marquée par la réali­sa­tion de projets ambi­tieux et par des colla­bo­ra­tions majeures. Soleil·s | Solar Bien­nale 2 a consti­tué un temps fort, avec une scéno­gra­phie déployée sur l’en­semble des 1 500 m² de l’es­pace d’ex­po­si­tion, entiè­re­ment libéré de ses parois mobiles pour la première fois. Conçue par le bureau d’ar­chi­tectes barce­lo­nais TAKK, la scéno­gra­phie propo­sait un parcours immer­sif réunis­sant instal­la­tions, objets, films et maté­riaux inno­vants.  

Dans la conti­nuité, l’équipe de scéno­gra­phie du mudac a mené la carte blanche à Kévin Germa­nier, Les Mons­trueuses, ainsi que l’ex­po­si­tion Tisser son Temps, réali­sée par la scéno­graphe externe Raphaèle Gygi. Premier projet de carte blanche depuis l’ins­tal­la­tion à Plate­forme 10, Les Mons­trueuses a permis d’ex­plo­rer l’uni­vers du créa­teur à travers une scéno­gra­phie fondée sur le réem­ploi, inté­grant des maté­riaux recy­clés, emprun­tés ou loués, et attei­gnant un taux de circu­la­rité de 95 %. L’en­semble du parcours a été conçu selon une logique de sobriété, de modu­la­rité et de réuti­li­sa­tion d’élé­ments exis­tants ou loués, jusqu’à la dernière salle imagi­née par Kévin Germa­nier, prolon­geant son enga­ge­ment en faveur d’une mode respon­sable. Paral­lè­le­ment, l’équipe scéno­gra­phique a assuré la mise en place de plusieurs événe­ments au sein de Plate­forme 10, concluant une année 2025 dense et produc­tive.